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La profession de l’insulte au respect

À l’heure où s’achève la campagne déclarative dont la profession est un des piliers de la réussite, que dire de l’opération Allo-impôt, plus ou moins suspendue l’an passé, reprise en partie cette année ?
Techniquement parlant, le contribuable individuel égaré dans le maquis piégeux de la 2042 RICI, à son paroxysme cette année, n’est pas la cible de nos cabinets. Allô-impôt ne présente donc que le seul intérêt de valoriser auprès de la population et des pouvoirs publics la compétence et le dévouement de la profession déjà salués sans équivoque par nos clients.
Mais encore faut-il que le professionnalisme et l’abnégation dont la profession sait faire preuve par conscience professionnelle et dévouement à l’ordre public soient reconnus : notre rôle majeur dans la mise en place du PAS, dont les pouvoirs publics ne se privent pas de reconnaître le succès mais qui est grandement notre œuvre ; le temps et l’énergie que nous avons consacrés à remplir au mieux cette année la 2044, ses options, ses annexes, tout ce travail colossal, entre autres, mérite hommage.
Notre capacité à accompagner les réformes publiques ne date pas d’aujourd’hui. La reconnaissance que le secteur privé, et une grande partie du secteur public aussi nous accordent, non plus. Pourquoi alors le « comptable » est-il l’objet d’une image désastreuse auprès de Bercy, quand ce n’est pas d’insultes ?
Comment expliquer ce désamour de nos tutelles ? Très simplement : la vie politique méprise la servitude.
Nos instances, Ordre et Compagnie confondus, n’ont jamais su nous faire respecter.L’adage « on ne froisse pas la tutelle » érigé au fondement de la relation du CSO avec les pouvoirs publics nous a confinés dans un rôled’obséquieux porteur de valises, avec l’intolérable condescendance, parfois le mépris, mais toujours l’absence de reconnaissance et de mémoire qu’un politique ne manquera jamais d’avoir à l’égard de celui à qui il est redevable de le servir. Nos syndicats ne l’ont toujours pas compris.
IFEC et ECF, viennent de nous gratifier main dans la main, l’un au CSO, l’autre à Paris, tous deux en la personne de leurs présidents en pleine lune de miel syndicale, d’une pleine page de publicité payée par les institutions célébrant le PAS et Allô-experts. Sont-ils toujours aussi aveuglés pour croire que ramper devant un mauvais maître suffit à gagner sa sollicitude et sa reconnaissance ?
Il est temps qu’à la Compagnie et à l’Ordrecessent les petits arrangements et les grandes compromissions soi-disant « politiques » qui ne sont que de piètres reniements qui, jusqu’à présent, ne nous en rien valu de tangible, si ce n’est quelques jours de « tolérance » – en tous les sens du mot – de délais déclaratifs.
Il est temps que la profession soit entendue et reconnue dans son identité et ses intérêts à la hauteur de ce qu’elle sait faire et offrir, bref respectée.

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